Le projet d’Electric Mamba

Electric Mamba est un collectif de dix musiciens partageant une même passion pour les sonorités seventies des productions africaines. Leur répertoire s’incarne dans un univers cinématique, oscillant entre rythmiques frénétiques, transes électriques et mélodies envoûtantes. Figure de proue de cet ensemble organique baigné de syncrétismes, Idylle Mamba partage dans sa langue maternelle, le sango, la culture populaire et la vie ordinaire des centrafricain.e.s.

Fortement encouragée et soutenue par son frère aîné, Vincent Mambachaka, metteur en scène et opérateur culturel incontournable dans son pays, Idylle créé le « Centrafrik­ailleurs », synthèse des rythmes centrafricains de jazz, de blues ou d’afro folk.
Ses influences sont marquées de ses nombreuses rencontres et collaborations artistiques. Dès son adolescence, elle foule la scène internationale avec le groupe féministe Focus Masseka, réalise les premières parties de Lokua Kanza et Tiken Jah Fakoly, et collabore plus tard avec d’éminents artistes tels que Youssou N’Dour. Avec Electric Mamba, c’est dans sa langue maternelle, le Sango, qu’ldylle s’engage et contribue à réenchanter et valoriser la culture centrafricaine, rendue invisible par les événements politiques. Avec simplicité et générosité, ses textes parlent de la culture populaire et de la vie ordinaire des centrafricain.e.s.

À l’origine est Electric Safari, un collectif de producteurs-musiciens, orpailleurs de beats et mélodies afro-psychées oubliées qu’ils font émerger des traboules lyonnaises. Attentifs à leurs racines artistiques et à leurs influences multiples, ils réunissent leurs expenences d’instrumentistes, diggers, compositeurs/arrangeurs, producteurs, graphistes, vidéastes, pour créer un univers musical et visuel caléidoscopique empreint d’une philosophie « fait-maison ». Les compositions transpirent le souffle des vieux vinyles de soul africaine que le groupe distille avec appétit.

De l’autre côté de la Méditerranée, entre Douala et Bangui, Idylle Mamba cultive son art musical et développe ses multiples projets en autoproduction. La générosité naturelle avec laquelle elle exprime son goût pour l’improvisation et partage l’authenticité de ses créations l’amène à se produire sur une diversité de scènes par­delà le monde. De passage à Lyon pendant une tournée française, elle rencontre les musrcrens d’Electric Safari entre deux sets d’un concert qu’ils jouent « à domicile ». Ces derniers, habitués à partager de manière spontanée la scène avec des artistes, invitent Idylle à improviser sur un morceau de leur cru. Qu’elle soit le fruit du hasard ou la rançon du destin, toujours est-il que l’entente est immédiate et sonne comme une évidence. Idylle accompagnera jusqu’à la fin du spectacle la musique des Safaris, qu’elle sublime par son charisme et ses mélodies tout à la fois légères et envoûtantes. A la fin du concert, encore ivres d’euphorie, ils se réunissent dans les coulisses avant qu’ldylle ne reparte à Bangui. Pendant que la salle se vide des derniers spectateurs, ils fomentent une stratégie qui prendra rapidement la forme d’un pari dont ils définissent ensemble les contours composer à plus de 7000 kms de distance les prémices d’un nouveau répertoire qu’ils joueront six mois plus tard. À l’heure où la cybernétique favorise les échanges et la circulation des idées, surgit du monde réticulaire les premiers éléments d’une association musicale inédite. Idylle reviendra avec des « Passeports » (ces masques miniatures en terre cuite que l’on retrouve en Afrique centrale), comme une manière de matérialiser le lien et de signifier la naissance d’une aventure franco-centrafricaine détonante.

Les compositions du groupe sont avant tout l’expression en mosaïque d’un foisonnement de trajectoires et de parcours de vie. Electric Mamba propose un condensé de rencontres plus ou moins fortuites réuni dans des créations originales composées collectivement et sur le vif. Les phases de création sont des moments précieux d’expérimentation et d’expression; un laboratoire organique de production de musiques vivantes aux influences multiples. Pendant les séances d’écriture le groupe cultive cette complicité qui jaillit de manière spontanée sur scène. Le groupe compose ainsi un répertoire original ; une matière puissante, brute, dont les propriétés se retrouvent dans une « cuivraille » serrée et claquante. Pour accompagner les mélodies, la guitare, acide et frénétique, installe une transe épique qu’exalte les orgues saturés par la machinerie des années 70. Torréfié par l’analogique des machines, le son du groupe, crunchy et granuleux, résulte d’un travail méticuleux de geeks mercenaires du vintage.

BIOGRAPHIES

IDYLLE MAMBA : CHANT Idylle Mamba est né en 1985 en République Centreafricaine à Bangui. De son véritable nom, Lydie Natacha Mamba Danga, Idylle est benjamine d’une famille de 16 enfants. Dès l’âge de cinq ans, elle rejoint une chorale et se découvre une passion qu’elle développe sérieusement à son adolescence avec le groupe Focus Masseka, une formation féminine de musique expérimentale. Elle commence alors une tournée dans différents pays d’Afrique centrale. Idylle fera ensuite la première partie de Lokua Kanza, Tiken Jah Fakoly, et poursuit sa formation musicale au Music-Hall de Toulouse. À son retour, elle collabore avec de multiples musicien.ne.s africains tels que Youssou N’Dour et sort son premier single Sanga et vous, puis son premier album solo en 20 1 3 Bêkou. En 2014, Idylle est finaliste du Prix Découvertes RFI, et reçoit en 20 1 7 le Prix du meilleur artiste Afrique centrale lors de la 1 1 e édition des Canal 2’Or.
La musique d’idylle Mamba est un mélange de rythmes centrafricains mêlés au jazz, au blues, et à l’afro folk qu’elle qualifie de Centrafik-Ailleurs, un nouveau genre dont elle est à l’origine. Elle chante en sango, sa langue maternelle, en ewondo une lanque camerounaise ou encore en français.

ETIENNE AMIET : CLAVIER Etienne Amiet commence le piano dès son plus jeune âge. Préférant l’improvisation à l’interprétation classique, il suit un cursus Jazz à l’École Nationale de Musique de Villeurbanne et plus récemment au Conservatoire à rayonnement régional de Marseille. En parallèle de ces études en sociologie, il évolue dans des formations funk-jazz et créer un trio de jazz où il partage ses compositions en compagnie d’Elvire Jouve et Basile Rahola. Après avoir obtenu son diplôme de master de sociologie, il intègre le groupe Electric Safari avec lequel il développe une maîtrise des vieilles machines des années 70 (orgues Philicorda, Farfisa, Pianet T) qu’il met à profit en studio (Midnight Cassette).

JEREMY BON : SAXOPHONE Mufti-instrumentiste, Jérémy Bon se consacre en particulier au saxophone ténor depuis plus de vingt ans. Il intègre de nombreuses formations de la région lyonnaise, évoluant en particulier dans des répertoires afro-beat et sud-américain. Musicien polyvalent, on le retrouve aussi bien en studio que dans des compagnies d’art de rue {Fire Babooch, Compagnie Dulce Raja, Broken Eggs, Sonido Del Monte)

TIMOTHEE NICOLAS : BASSE Guitariste depuis plus de dix ans, Timothée Nicolas s’est formé en musiques actuelles au sein de différentes institutions Lyonnaises telles que l’ENMV {École nationale de musique de Villeurbanne), le CFPM {Centre de formation professionnel), la faculté de musicologie ou le Conservatoire. Ce parcours lui a permis d’approfondir et affiner son éducation musicale et développer de solides compétences dans l’arrangement qu’il met à profit dans ses divers projets. En 2013, avec la création du groupe Brainbow, Timothée devient progressivement bassiste et intègre au fil des années d’autres groupes, comme Electric Safari, Midnight Cassette, Glass …

FLORIAN TILLARD : TROMBONE Florian Tillard débute le trombone avec une compagnie d’art de rue drômoise, la fanfare Pekno Parade. Il perfectionne ensuite sa pratique instrumentale en parallèle d’un baccalauréat option musique au Conservatoire de Valence en 2001. Il poursuit son parcours au sein du Grand Chahut Collectif {26) ainsi que dans diverses formations telles que Mazette la Belle Chahute, le Grand Chahut Ensemble, La Diagonale de Tchernobyl ou Balinaises Chahutassions.
Dès 2009, Florian contribue à la cocréation des groupes lyonnais Hermafrobeat, Electric Safari et SopaLoca dans lesquels il évolue actuellement. Il intègre quelques temps Kumbia Boruka et continue à interpréter le répertoire cumbia dans l’orchestre Sonido Del Monte. Depuis, Florian n’a de cesse d’expérimenter et faire vivre l’afro beat, les musiques traditionnelles latines, le rock et le jazz au sein de configurations allant de la scène à l’espace public.

GILES DAVENPORT: GUITARE ELECTRIQUE Musicien néozélandais, Giles Davenport commence la guitare à l’âge de 16 ans et intègre plusieurs groupes de métal et de garage. Il se passionne peu à peu pour la musique africaine, l’afrobeat en particulier et la musique nigériane des années 70. Arrivé en France en 2011, Giles cocréer le groupe Electric Safari. En parallèle, il intègre plusieurs formations tels que Brainbow (pop/rock) à la guitare et Willows (pop) au chant. En 2016, il suit une formation de 3 mois au Grim Edif pour devenir ingénieur du son. Il travaille aujourd’hui au Studio Mikrokosm et sudio Magneto à Lyon.

JORGE MARIO VARGAS : PERCUSSIONS Le percussionniste et chanteur J. Mario Vargas suit sa première formation musicale à La Casa de la Cultura à Santuario Risaralda, village empreint d’une riche culture. Fortement influencé par la culture de la région Pacifique colombienne et notamment celle de la région du Choc6 où il grandit, il part à la rencontre des Maîtres percussionnistes pour apprendre les percussions et les chants colombiens. Avec eux, Jorge Mario multipliera les échanges musicaux et viendra peaufiner son parcours à l’école de musique traditionnelle Afro-colombienne Lumbah.:i à Pereira, Colombie. J. Mario participe aux programmes des Ecoles Populaires d’Art (EPA), mises en place par le gouvernement colombien afin de faciliter l’accès à l’éducation artistique aux couches sociales défavorisées. Puis, c’est au sein du Département des Musiques Actuelles du CNR de Lyon qu’il intègre l’Orchestre du Département en compagnie d’une dizaine de musiciens confirmés. De la Cumbia à la Salsa, en passant par le Jazz et les Musiques Traditionnelles et Populaires du bassin caribéen, J. Mario s’inscrit en tant que membre actif dans la scène des musiques actuelles en Rhône-Alpes. Il collabore également avec différents collectifs, tels que Luz del Barrio (Drôme-Ardèche), La Compagnie Lilananda (l’Allier, La Creuse, Puy-de-Dôme), et ponctuellement avec L’ex Grolekctif (Rhône-Alpes) entre autres. Après une décennie de concerts, tournées et collaborations artistiques internationales enrichissant ainsi son parcours et son expérience de la scène, Jorge Mario se produit actuellement avec des formations telles que Bigre! , The Bongo Hop, Electric Mamba entre autres. En parallèle, il poursuit une démarche de transmission orale via divers projets culturels portant sur les musiques Populaires et traditionnelles Afro-colombiennes.

LUCIEN CHATIN: BATTERIE Lucien Chatin, commence l’apprentissage de la batterie dès l’âge de 4 ans. En 2013, il sort diplômer de l’ENMV (école de musique de Villeurbanne) après un cursus en musiques actuelles. Il approfondi ensuite son instrument dans la même école en cursus Jazz pendant 2 ans. Il multiplie les collaborations musicales dans la pop, le rock, l’afro-beat, aussi bien sur scène qu’en studio, avec les groupes: Brainbow, Raoul Vignal, Daisy Lambert, Orphéo Baltazar, Ashinoa, Mbongiyeto, Willows, Enlarge your Monster.

PIERRE PATUREL: TROMPETTE, GUITARE ELECTRIQUE Musicien mufti-instrumentiste, producteur et directeur artistique sur plusieurs projets. Il évolue depuis plus de 10 ans dans le réseau lyonnais des musiques actuelles. Batteur de formation, il joue aujourd’hui principalement de la trompette et de la guitare au sein des groupes et participe en studio (production, réalisation) à de nombreux projets : Electric Safari, Electric Mamba, Too Many Monkeys, Midnight Cassette, Crime Films. En 2014, il crée le label Moon Face dont il est membre fondateur. Il réalise aussi des clips et des vidéos live pour des groupes tels que Trumpet of Consciousness, Glass, Brainbow, Symptôme Nuptial…

JEREMY TURPIN : SAXOPHONE BARYTON Saxophoniste de formation, son parcours éclectique lui a permis d’aborder de nombreux styles musicaux. Saxophoniste ténor dans un big-band de Jazz-Funk pendant plusieurs années dans son adolescence, il parcourt en 2005 pendant un an le Colorado où il intègre plusieurs formations LJazz fusion, world jazz, rock progressif, big-band de swing). En 2006, il part à l’aventure au Burkina Faso où il s’imprègne de la culture et de la musique africaine. Depuis 2009, il s’installe à Lyon et intègre de nombreux projets (reggae acoustique, chanson ritale, m balakh sénégalais, funk, jazz du monde, klezmer) et continue sans relâche son exploration musicale LJazz manouche, afrobeat, musique électronique, rock, jazz magnétique). Avec le groupe Electric Mamba il développe une maîtrise du saxophone baryton et joue du ténor dans les groupes Ola Kala et Les Tontons Swingeurs. Comme chanteur, il s’exprime au sein du groupe de rock psychédélique Wild Child.

Chargée de prod Shanti :
+33 6 60 05 60 42
sinahprodshanti@gmail.com

Booker Mat :
+33 6 43 26 00 87
sinahprod@gmail.com

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Electric Mamba – Bande de Bangui / Live aux PLEINS FEUX FESTIVAL DE BONNEVILLE (2022)